L'écologie, un défi spirituel

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© Flickr CC CC BY 2.0 / Fabien Lemtayer
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L'écologie, un défi spirituel

Edito
Que peut la spiritualité pour appréhender les enjeux écologiques ?

Nul ne peut nier l’impact de l’homme sur la planète. Notre terre va mal. Face à ce constat, nous sommes souvent pris par le cours de la vie, un certain confort que l’on ne voudrait pas troubler. Et de trouver une bonne excuse pour ne rien faire: devant l’ampleur de la tâche, quel sens ont mes actions ? 

Pour Michel Maxime Egger, auteur de deux ouvrages sur l’écospiritualité, les écogestes, ainsi que les réformes politiques et économiques sont nécessaires. Mais l’auteur nous invite à aller plus loin : «Les racines des problèmes écologiques et socio-économiques sont spirituelles. Elles manifestent une crise généralisée du sens et du lien», explique-t-il dans un entretien qu'il nous a accordé. 

Nos actions doivent se fonder sur une écologie intérieure. Celle-ci implique une remise en question des valeurs de l’avoir et appelle à enraciner nos vies sur des bases plus nobles. Ce n’est qu’à cette condition qu’un réel changement de paradigme serait possible. 

En ce sens, les Eglises ne peuvent rester indifférentes à ces questions. Parce qu’elles promeuvent les biens immatériels, l’amour, la foi, l’espérance, elles ont un rôle crucial à jouer pour l’écologie. Le rapport à la création développé par le christianisme lui confère aussi la responsabilité d’éduquer ses fidèles au respect de la planète et à l’émerveillement devant la beauté de la nature. 

La difficulté consiste à mettre en œuvre cette philosophie sans nier les progrès de la civilisation. La nature, parfois violente, ne doit pas non plus être idéalisée. Il s’agit plutôt de faire la distinction entre nos besoins réels et nos envies condition- nées par le marketing ou la pression sociale. L’une des clefs proposées par l’écospiritualité est la sobriété, le choix d’une certaine simplicité comme art de vivre. 

Alors, réfléchissons à deux fois lorsque nous courons de boutique en boutique. La société de consommation, si dévastatrice pour la planète, ne perdure que parce que nous y participons. Se modérer, c’est donner une chance aux générations de vivre à leur tour sur une terre habitable et belle.